EXTRADITION DE PAUL-HENRY DAMIBA : POURQUOI ?

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EXTRADITION DE PAUL-HENRY DAMIBA : POURQUOI ?

L’extradition de Paul-HENRY SANDAOGO DAMIBA du Togo vers le Burkina Faso le samedi 17 janvier n’a pas vidé toutes ses interrogations. Tout le monde s’est posé la question du bien-fondé de cette extradition qui tend à donner une autre image du Togo, autrefois perçu comme une terre d’asile. De grands dirigeants politiques ont fui la répression ou le danger dans leur pays pour se réfugier au Togo sans avoir été jamais inquiétés. C’était le cas de l’ancien Président Ange-Félix PATASSE, qui a trouvé asile au Togo à deux reprises. Une première fois à partir de 1977 quand le régime de l’ancien président Jean-Bedel BOKASSA dans lequel il était premier ministre en Centrafrique a été renversé. Au cours de ce séjour, l’ancien président PATASSE a même rencontré une femme togolaise qu’il a amenée à Bangui et qui est restée avec lui pendant tout le temps qu’il a dirigé le Centrafrique. La deuxième fois, c’est quand il a été chassé du pouvoir à Bangui par la rébellion du président BOZIZE. L’ancien président du Zaïre, aujourd’hui Congo démocratique, MOBUTU SESSE SEKO, a posé son avion au Togo quand il a été chassé du pouvoir chez lui, avant de partir pour le Maroc où il recevait des soins médicaux. D’autres exemples existent qui montrent que le Togo était une terre d’asile, où ceux qui sont injustement poursuivis ou inquiétés dans leur pays peuvent être accueillis et trouver la protection.

Depuis le 17 janvier 2026, on peut commencer à douter de l’image du Togo, terre d’accueil et d’asile, capable de protéger ceux qui fuient leur pays pour y trouver le refuge et la protection. Personne n’a vraiment compris la décision du Togo de remettre l’ancien président du Burkina Faso Paul-Henry Sandaogo DAMIBA aux autorités de son pays pour être jugé. Les questions que suscite cette décision des autorités du Togo sont celles-ci :

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  • Pourquoi extrader un refugier politique vers un pays dans laquelle il n’y a ni démocratie, ni justice indépendante ?
  • Pourquoi extrader un refugier politique vers un pays où il y a la peine de mort ?
  • Pourquoi extrader un refugier politique vers un pays où il est accusé d’être l’instigateur d’un coup d’Etat militaire sans que des preuves suffisantes n’aient été apportées pour étayer ses accusations ?

Autant de questions qui amènent à vouloir comprendre le bien fondé de cette décision d’extradition et ses motivations. A supposer même que l’ex-président DAMIBA ait été impliqué dans les tentatives de coup d’Etat alléguées par les autorités burkinabés sur les dernières périodes, cette raison suffit-elle pour le livrer à ses ennemis ? S’il était devenu encombrant pour le Togo, à cause de ses activités politiques vers son pays d’origine pourquoi ne lui a-t-on pas demander simplement de quitter le Togo ? Dans tous les cas, cette décision d’extradition n’a pas fait rayonner l’image du Togo, elle l’a plutôt obscurci.

                                                                                                                                La Rédaction

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